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lutte contre l homophobie a partir de la page 9


La pédophilie est, en psychiatrie, l'attirance sexuelle d'un adulte envers les personnes impubères. Un pédophile est une personne éprouvant ce type d'attirance. La pédophilie est classée en tant que trouble de la préférence sexuelle selon la CMI[1] et parmi les paraphilies selon le DSM[2].
En France, comme dans la plupart des sociétés modernes, ce type d'attirance est considéré comme une perversion sexuelle et les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi. De ce fait, dans le langage courant, le terme pédophilie a une forte connotation péjorative et le terme pédophile est souvent utilisé par abus de langage pour désigner une personne condamnée par la justice pour des crimes ou délits en rapport avec l'abus sexuel sur mineur ou la pornographie infantile.


Sommaire
1 Définitions
1.1 Étymologie
1.2 Dérive sémantique
2 Psychiatrie, psychanalyse
2.1 Psychopathologie de la pédophilie
2.1.1 Les névrosés
2.1.1.1 L'abstinence volontaire
2.1.1.2 L'acte circonstanciel
2.1.1.3 L'acte justifié
2.1.2 Les pervers
2.1.3 Les psychopathes
2.1.4 Remarques
2.2 Le traitement psychiatrique de la pédophilie
2.3 Le regard de la psychanalyse
2.4 La pédophilie et l'enfant
2.4.1 Le désir sexuel de l'enfant
2.4.2 Les conséquences psychiques d'une relation sexuelle adulte-enfant
3 Fondements sociaux du concept en occident
3.1 Les principes moraux
3.2 Le point de vue du droit
3.3 Le point de vue médical
3.4 Le point de vue psychologique
3.5 Rapprochements
4 La pédophilie et la loi
4.1 La loi française
4.2 La loi suisse
4.3 Réglementation européenne
5 La pédophilie dans la société
5.1 Les médias et la pédophilie
5.2 Instrumentalisation de la pédophilie
5.3 La pédophilie dans l'art
5.4 Dispositions pour lutter contre l'abus sexuel
5.5 La hantise de la pédophilie
5.6 Le militantisme pédophile
6 Notes
7 Références
7.1 Liens internes
7.2 Liens externes
7.2.1 Défense des mineurs et lutte contre la pédophilie
7.2.2 Débats et recherches autour de la pédophilie
7.3 Bibliographie



Définitions

Étymologie
Le mot pédophilie est formé sur les radicaux grecs paidos de παις-παιδος, "enfant" et philia de φιλία, "amitié". Il est apparu en 1968[3] et dérive du nom commun « pédophile » (fin XIXe), qui lui-même provient du néologisme « pedophilia erotica » proposé par le psychiatre autrichien Richard von Krafft-Ebing en 1886 dans son ouvrage Psychopathia Sexualis pour qualifier une attirance sexuelle envers les personnes impubères ou en début de puberté qui domine la sexualité d'un individu sa vie durant[4].


Dérive sémantique
Si le mot pédérastie existe depuis 2 500 ans, le mot pédophilie date des années 1970.

Il a été créé par un courant socio-politique post-soixante-huitard, proche de « l'éducation alternative », et qui réfléchissait sur la place de l'enfant dans la société et les relations adultes-enfants. On y trouvait des sociologues, des philosophes, des architectes, des écrivains, des éducateurs, des enseignants, des médecins, [réf. nécessaire] qui avaient en commun une curiosité pour les organisations sociales qui mettaient l'enfance au centre de leurs préoccupations.[réf. nécessaire]

Malgré une absence de tabous toute scientifique, ce courant intellectuel a voulu se démarquer de la pédérastie, et évacuer la dimension sexuelle des relations adultes-enfants. Il a donc inventé le mot « pédophilie » qui, comme dit dans la définition étymologique, vient du grec « paidos », « enfant » et « philein », « aimer ».

Ce petit cercle intellectuel ne pouvait maintenir longtemps le sens sémantique du mot pédophilie dans sa stricte étymologie. Dès que la langue vernaculaire a adopté ce mot, elle en a fait l'équivalent de « pédérastie », réintroduisant une dimension sexuelle que ses créateurs voulaient justement exclure. L'usage a rapidement adopté ce sens nouveau, qui avait l'avantage de ne plus faire référence à la pédérastie culturelle grecque, et qui faisait plus « moderne ». [réf. nécessaire]

Ainsi dévoyé et débarrassé du passé, le mot a eu un certain succès dans diverses publications savantes des années 1980, notamment auprès des psychiatres (qui voyaient ressurgir là la « pedophilia erotica » de la classification de Richard von Krafft-Ebing au XIXe siècle), en particulier dans la communauté scientifique québécoise, qui en a fait grand usage [réf. nécessaire]. Il permettait de parler des relations sexuelles adultes-enfants comme d'une perversité médicale contemporaine, coupée de toute antériorité culturelle [réf. nécessaire].

Repassé dans le langage courant par ces publications, les médias s'emparaient du vocable dans les années 1990, pour qualifier de neuf les affaires judiciaires de m½urs entre adultes et enfants. À ce stade de diffusion publique incontrôlable, bien peu savaient ce qu'il signifiait exactement. Les médias utilisèrent largement la déclinaison « pédophile », pour qualifier les prévenus concernés.

Vu la gravité des affaires judiciaires de ces dernières années (entre autres les cas Dutroux, Fourniret...), le mot « pédophile » a aujourd'hui pris le sens sémantique courant de « violeur d'enfants », voire d'assassin. Il est largement usité par les médias, dont les titres font parfois des amalgames, certains « crimes pédophiles » contemporains ne concernant pas des mineurs. Quant à la « pédophilie », la compréhension courante du mot aujourd'hui associe le champ des relations adultes-enfants, et celui de la contrainte sexuelle sur autrui, qu'il s'agisse de sollicitation, de viol ou de meurtre.

Par ailleurs, des dérives dans l'emploi du terme tendent à s'appliquer à ce qui relève en fait de la pédérastie dans des affaires judiciaires ou médiatiques concernant des adolescents pubères.

Loin de leur origine, le mot « pédophilie » - et sa déclinaison « pédophile » - sont aujourd'hui du registre du vocabulaire médiatico-judiciaire. Dans beaucoup de législations le terme « pédophilie » n'est pas utilisé pour qualifier un crime ou un délit. Par exemple, en droit français il ne figure dans aucun texte de loi. (La position de la justice vis-à-vis des différentes réalités auxquelles peut se référer ce terme est précisée plus bas.)

Les deux termes sont également utilisés par des groupes de pression [réf. nécessaire] pour faire valoir leur point de vue dans un contexte émotionnel très fort. Cet écho renforce soit le sens de contrainte sexuelle sur l'enfant et souligne les aspects néfastes de la pratique pédosexuelle sur l'enfant. D'autres groupes plus libéraux [réf. nécessaire] voient au contraire un bienfait pour l'enfant et militent pour une reconnaissance de ce principe. Selon eux, le problème est mal étudié et relève de trop de présupposés moraux et sociaux discutables à leur goût. La sérénité du débat serait aveuglée par une législation aveugle et des comportements viscéraux. [réf. nécessaire].

Certains[5] voient dans la pédophilie un « quelque chose » qui relève de la maladie, de la déviance, de la perversité, en un mot de la psychiatrie, et peut-être du soin. Il s'agit de la thèse la plus reprise dans le discours psychiatrique sur le sujet.[6]

D'autres y voient enfin une menace pour nos sociétés, et souhaitent s'en protéger activement, voire radicalement. Des associations diverses s'y emploient, par une prévention auprès des enfants, voire du « dépistage », en faisant pression auprès des législateurs pour intensifier « la lutte contre la pédophilie ».


Psychiatrie, psychanalyse

Psychopathologie de la pédophilie [modifier]
La pédophilie rassemble en psychiatrie tout ce qui a trait aux relations sexuelles adultes-enfants. Elle peut être hétérosexuelle, homosexuelle, ou mixte. Elle concerne des hommes comme des femmes de tous âges. Elle peut coexister avec une sexualité par ailleurs normale de l'adulte en cause, ou s'associer à une impuissance, une anomalie anatomique. Elle peut s'exercer au sein des familles, souvent dans le cadre de relations incestueuses, ou dans le cadre d'une fréquentation usuelle des enfants, comme l'école, les mouvements de jeunes — ce que les psychiatres appellent des « structures facilitantes », mais aussi au hasard des rencontres.

Elle ne fait pas forcément l'objet d'un passage à l'acte, ou pas systématiquement. Le simple désir de relations sexuelles avec un enfant, même frustes, entre dans le cadre de la pédophilie. Elle peut aussi dépasser le cadre de relations purement sexuelles, et s'associer à des vexations, des atteintes à la personne, voire des meurtres. Elle peut être un acte isolé, ou une habitude.

En tous cas, elle se manifeste à la société par un désir ou un acte transgressif qui ne respecte pas la norme. L'adulte qui désire ou commet ce raptus social a en principe conscience de la gravité de son désir ou de son acte, du fossé creusé avec le reste de la société, du renvoi à sa marginalité, son isolement.

La conscience de cette transgression - potentielle ou réelle - est le plus souvent une culpabilité douloureuse, et entraîne chez l'adulte des mécanismes de résolution variés sur le mode névrotique.


Les névrosés
Dans le cas du pédophile névrosé, on peut distinguer :


L'abstinence volontaire
Le pédophile peut ne jamais passer à l'acte, retenu par la conscience de l'interdit ou la peur de la répression, se contenter d'images ou de fantasmes érotiques. S'installe alors progressivement une dépression, résolutive de la mauvaise conscience et de la tension psychologique que leur inspire leur sentiment de culpabilité. Ils peuvent alors demander spontanément l'aide de la psychiatrie (rare) pour partager leur fardeau et s'en débarrasser, ou enfin trouver une résolution plus définitive de leur contradiction intérieure dans le suicide ou le passage à l'acte ;

Certains pédophiles peuvent fonder leurs fantasmes sur des images enfantines très diverses : cela peut aller de la simple photographie d'enfant classique à la pornographie, en passant par des photographies familiales à la plage parfois « naturiste », des photographies de catalogues pour vêtements d'enfants, des reportages sur des peuplades où les enfants vivent nus, ou encore des représentations artistiques parfois suggestives. Cette consommation d'images masturbatoires peut devenir une compulsion obsessionnelle et maladive.

Enfin, certains pédophiles peuvent chercher une sublimation de leurs désirs dans des dérivatifs sociaux, culturels, artistiques ou pédagogiques.


L'acte circonstanciel [modifier]
Parfois le passage à l'acte est circonstanciel, et l'adulte n'a nullement cherché à réunir les conditions de ce passage à l'acte. Il s'est simplement laissé aller, sans avoir spécialement conscience de désirs pédophiles, dérapant devant un enfant dont il pouvait interpréter l'attitude comme séductrice et la relation une fois consommée (généralement de simples attouchements dans ces cas-là), l'adulte prend brutalement conscience de ce qu'il vient de commettre. Une tendance préalable à la pédophilie est très probablement en cause ;

Certains adultes fourvoyés ainsi accidentellement et échaudés s'en tiendront là, et le silence retombera sur ce qui est probablement le cas le plus banal, le plus répandu et le plus discret de relations pédophiles, dont la publicité ne dépassera pas le cercle familial. Ces relations isolées ne sont pas systématiquement mises en évidence comme constitutives de traumatismes psychologiques graves pour l'enfant, elles sont souvent de découverte fortuite ultérieure.


L'acte justifié
L'acte commis, l'adulte peut aussi le nier à sa conscience, souvent par des constructions mentales qui visent à accréditer la thèse d'un désir de l'enfant ou d'un consentement supposé, visant à requalifier l'acte comme normal et naturel (« je n'avais pas conscience de faire du mal »). Ainsi justifié, l'acte pédophile peut se reproduire sans aucune mauvaise conscience, voire avec l'idée (assez fréquente) que cela « fait du bien à l'enfant ».


Les pervers
Il existe par ailleurs des structures de personnalité, notamment perverses (au sens psychiatrique), très différentes des cas ci-dessus. Il s'agit de sujets qui n'intègrent pas les interdits sociaux ou qui les contestent. L'acte pédophile peut être un moyen de transgression sociale, volontaire et délibérée, il est revendiqué.

Ces pédophiles ont souvent un discours parfaitement structuré, voire prosélyte, pour justifier leur conduite, présentée comme éducative et saine pour l'enfant. Le pervers pédophile recherche volontairement la relation sexuelle avec un ou des enfants, parfois de façon systématique en passant des uns aux autres au fil du temps ou en entretenant des relations avec plusieurs enfants en même temps.


Les psychopathes
Enfin, en dehors des pédophiles présentant une personnalité névrotique, psychotique ou perverse, il existe aussi des pervers sadiques, capables d'atteintes physiques graves envers les personnes, voire de meurtre. Peu d'entre eux s'attaquent aux enfants, même si les cas de ce genre provoquent une émotion considérable, ils restent en réalité exceptionnels. Les psychiatres les considèrent d'abord comme des psychopathes, auteurs de crimes sexuels (Marc Dutroux), pas comme des pédophiles comparables aux précédents, même quand les enfants sont leurs victimes préférentielles.


Remarques
L'acte névrotique justifié, parfois répétitif, et l'acte pervers revendiqué ou systématique, représentent la cohorte principale des cas judiciarisés. En général, il y a plusieurs victimes successives, car l'absence de violences directes sur l'enfant fait longtemps ignorer la situation. De plus, il s'agit souvent de personnes qui organisent leur vie dans des « contextes facilitants » en fréquentant les structures de jeunes, qu'elles soient scolaires, sportives, etc. Les psychiatres s'accordent à reconnaître que de tels pédophiles usent rarement de violence mais plutôt de séduction, et qu'en tous cas ils ne tuent pas. C'est sans doute là qu'on peut parler de « pédomanie » (mot forgé par les mouvements de lutte contre la pédophilie), c'est-à-dire de consommation compulsive d'enfants, au sens psychiatrique d'une manie.

On a récemment évoqué comme étiologie de la pédophilie le fait que certains sujets ont pu être traumatisés dans leur enfance, en étant eux-mêmes l'objet de raptus pédophiliques. Si cela est souvent évoqué devant les tribunaux comme circonstance atténuante de la responsabilité, le peu d'études actuellement disponibles, souvent controversées, ne permet pas de trancher avec certitude.


Le traitement psychiatrique de la pédophilie
La psychiatrie descriptive, dont Richard von Krafft-Ebing est le précurseur, n'apporte aucune réponse à la question. Même si le catalogue encyclopédique des perversions sexuelles, illustrées par des cas cliniques, s'est modifié depuis, la psychiatrie clinique descriptive n'explique pas la pédophilie, et ne prétend à aucune thérapie. La Classification internationale des maladies de l'OMS définit la pédophilie (code F65.4) comme une « préférence sexuelle pour les enfants, généralement d'âge prépubère ou au début de la puberté ».

Restent la psychiatrie comportementale et la psychiatrie biologique. Elles proposent des solutions, mais beaucoup de psychiatres restent dubitatifs sur le fondement des méthodes et les résultats. La psychiatrie comportementale propose le reconditionnement, auquel on reproche son côté « Orange mécanique » violant la personne sans limite éthique claire, et la psychiatrie biologique propose la castration chimique, difficile à maîtriser même avec l'accord de l'intéressé. Rappelons que la castration chirurgicale, proposée également, est illégale en France.

Dans les deux cas, il y a une sérieuse difficulté pour garantir durablement la « guérison », et surtout prévenir les récidives. Malgré l'arsenal de mesures d'accompagnement thérapeutique que le droit a créé récemment, la pratique carcérale consiste souvent à attendre 55-60 ans avant d'envisager des libérations conditionnelles, en se disant que la chute de la libido est la plus sûre garantie.

Du reste, les experts-psychiatres spécialisés dans ces affaires, souvent contestés par leurs confrères, qui leur reprochent leurs prises de positions sans nuances et dictées par l'institution judiciaire, partagent entre eux cette conviction : « pédophile un jour, pédophile toujours ».


Le regard de la psychanalyse
La psychanalyse ne s'embarrasse pas des conventions de société pour discourir sur l'inconscient (Sigmund Freud, déjà, avait fait scandale). Elle a même tendance à mettre en cause ces conventions sociales dans son discours.

Cela ne manque pas avec le sujet de la pédophilie : le psychanalyste Serge André, dans une conférence princeps sur la pédophilie faite à Lausanne en 1999 (lire l'article) donne un certain nombre de réponses au sujet de la pédophilie, mais s'interroge longuement sur l'attitude de la société à ce propos, en particulier sur les manifestations monstres qui se sont produites sous le nom de « marches blanches ». On peut en rapprocher le fait, quand on tape « pédophilie » sur un moteur de recherche Internet, de récolter une écrasante majorité de réponses d'associations ou de particuliers qui tiennent des discours enflammés sur le sujet, pour une large minorité de réponse dans le champ de la psychiatrie ou de la psychanalyse.

Bref, pour Serge André, comme pour les autres psychanalystes qui participent au débat (et dont certains appartiennent à l'institution carcérale), plus que la pédophilie en elle-même c'est l'attitude ambiguë de la société qui pose problème - celle-ci se manifestant par différents phénomènes d'idolâtrie sociale envers les enfants : jeunisme, adulescence mais aussi publicités équivoques, etc. Il leur semble que l'importance qu'a prise cette question dans la société en fait un des éléments-clefs d'une reconstruction du pacte social contemporain.

Beaucoup de psychanalystes expriment des réticences, voire un refus de traiter des pédophiles, ce en quoi Serge André constitue un cas à part.

Au-delà de ce recadrage — signifiant — du sujet, les psychanalystes s'accordent à considérer les pédophiles comme des pervers essentiellement (au sens psychanalytique), ni névrotiques, ni psychotiques, sans que cela soit pour autant pathologique. Il s'agit pour eux de structure de personnalité, et non de maladie. Ils n'excluent pas les actes pédophiles dans un cadre névrotique ou psychotique, mais la personnalité perverse leur semble par essence coïncider idéalement avec l'analyse qu'ils font des conduites pédophiles. Ils parlent de « perversion pédophile », sans rien y voir de péjoratif.

Si les psychanalystes trouvent compréhensible qu'on réprime l'abus sexuel et qu'on en enferme les auteurs, ils rechignent à apporter leur concours à l'institution judiciaire comme le font les psychiatres, car ils ne sont pas d'accord avec l'approche judiciaire, ni même psychiatrique, de la question.

Ils ne contestent pas, du moins pour les rares qui acceptent de prendre en charge de tels patients, comme Serge André et ses collègues, qu'ils puissent obtenir des résultats « thérapeutiques » intéressants. Mais ils se refusent à toute systématisation de « la pédophilie », qu'ils estiment illusoire, pour ne prendre en compte que l'auteur des faits (ou du désir), personne unique, dont l'histoire personnelle reste à dénouer, entre autres sur ce comportement qui fait problème à la société.

Il s'agit là de l'attitude du courant le plus récent de la psychanalyse, à savoir les lacaniens. Il est impossible de résumer ici l'ensemble des débats engendrés par cette conférence.

Il y est fait au passage référence à la violence symbolique des contes pour enfants, pain bénit de la psychanalyse. Sans évoquer ici la sexualité de Lewis Carroll (Alice au pays des merveilles), ou l'ouvrage de Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, on peut quand même citer quelques figures de l'inconscient collectif qui ont à voir avec le sujet : l'archétype de l'Ogre, dont Gilles de Rais, le sadique pédophile, tend la main au Roi des aulnes, version Michel Tournier, sans oublier Le Joueur de flûte de Hameln des frères Grimm.


La pédophilie et l'enfant
Pour plus d'informations, voir l'article sexualité infantile.

Le désir sexuel de l'enfant
Les études psychiques et physiologiques de l'enfance et de l'adolescence montrent que le désir sexuel chez l'enfant existe.[réf. nécessaire] Ces études montrent aussi que le passage du désir sexuel sous sa forme enfantine (charnel et global) à sa forme adulte (plus centré sur le génital) est progressif et dépend de la personnalité du mineur; chez certains il est très précoce, chez d'autres plus tardif.[réf. nécessaire] Les relations sexuelles chez les mineurs de moins de quinze ans (âge moyen de la majorité sexuelle) est aussi un phénomène avéré.[réf. nécessaire]

Du point de vue légal, il existe cependant une différenciation entre les relations sexuelles entre mineurs et celles entre un adulte et un enfant. En France, seules les dernières peuvent être condamnées par la loi.[réf. nécessaire]


Les conséquences psychiques d'une relation sexuelle adulte-enfant
Pour plus d'informations, voir l'article abus sexuel sur mineur.

Fondements sociaux du concept en occident
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Les principes moraux
Deux principes liés au sujet font consensus dans les démocraties occidentales :

la réprobation de la contrainte sur autrui (ou « atteintes à la personne humaine ») : que ce soit sur le plan du travail (condamnation de l'esclavage ou de l'exploitation), du mariage (consentement mutuel obligatoire), de la sexualité (condamnation de la contrainte, du viol), ou de la vie (condamnation de l'homicide) ;
le respect de la volonté individuelle : il est matérialisé par le droit de vote, le droit à l'avortement, le droit à une libre sexualité, le droit au choix du partenaire ;
Un autre principe est lui assez largement partagé :

la protection de l'enfant comme volonté positive affirmée : au-delà de la déclaration des droits de l'enfant, on citera particulièrement l'obligation alimentaire et éducative, la condamnation de l'exploitation au travail, de la contrainte ou des atteintes physiques, morales ou sexuelles.

Le point de vue du droit
Dans l'étendue des choses qu'il traite en matière de droit des personnes, et pour éclairer le sujet, le droit peut s'analyser en deux notions complémentaires :

ce qui est de l'ordre du sujet : reconnaissance du droit au libre arbitre, responsabilité de ses actes. Ceci s'applique aux adultes (parents en particulier), qui sont par ailleurs rédacteurs des règles et des lois qu'ils s'appliquent, par délégation à travers l'élection des députés qui font la loi.
ce qui est de l'ordre de l'objet : déni ou forte restriction du droit au libre arbitre, responsabilité absente ou limitée, existence d'une protection. Ceci s'applique aux choses, aux évènements, aux animaux, et en matière de personnes aux enfants mineurs et aux incapables. Les objets du droit ne participent pas à sa rédaction, ils le subissent.
Cette analyse dichotomique appelle trois remarques :

Elle pose la question de la frontière entre sujet et objet. Elle se résout par la définition de la maturité juridique, appelée « majorité légale », variable selon les pays, mais aussi selon les époques. Cette majorité peut être pleine (actuellement 18 ans en France) ou partielle, comme la majorité sexuelle (15 ans en France actuellement[7]). À noter qu'il existe une « minorité renforcée » en dessous de 13 ans, qui aggrave les peines pour atteintes sur mineurs. Les incapables font l'objet de tutelle ou de curatelle car jugés incapables de libre arbitre.
En matière de relations sexuelles elle fait de l'adulte un sujet, donc initiateur et responsable, et par opposition de l'enfant (mineur) un objet, une victime potentielle, donc protégé. Selon le droit, le majeur seul a droit à une libre sexualité entre adultes(En France, égale pour tous depuis 1982 et l'abolition des lois anti-homosexuelles). Le droit ne reconnaît pas à l'enfant mineur de droit à la sexualité avec un adulte. Cette rigueur implique que dans une affaire de relations sexuelles adulte-enfant, l'enfant ne peut être entendu que comme une victime.
Le droit pénal condamne des actes, qu'ils soient délictueux ou criminels : il ne condamne donc pas la pédophilie en soi, qui est un concept extérieur au droit, mais les atteintes réelles sur mineur, qu'elles soient directes (relations sexuelles) ou indirectes (photos de mineurs montrant des atteintes ou encore images pornographiques exposées à des mineurs).

Le point de vue médical
La médecine contribue au débat en répondant à la question de la maturité biologique par rapport à la sexualité. Elle apporte la notion de puberté, laquelle recouvre l'ensemble des modifications du corps humain qui le rendent apte à la reproduction. Ces modifications sont de l'ordre de l'anatomie (développement des organes et des caractères sexuels), et de la physiologie (existence d'hormones induisant l'appétence pour les activités sexuelles, apparition des règles). L'âge d'apparition et de fin de la puberté est en fait très variable selon les individus, mais il y a consensus pour dire qu'elle commence rarement avant 10 ans, et qu'elle est généralement achevée à 15 ans, avec un âge médian vers 12-13 ans.


Le point de vue psychologique
Au-delà de la simple maturité du corps envisagée par la médecine, se pose la question de la maturité psychologique de l'individu. C'est une notion assez vague, où l'on peut distinguer deux aspects :

la maturité sociale, c'est-à-dire la capacité de faire des choix, d'affirmer et défendre ses choix et son intégrité, in fine en dehors du cercle familial et des proches connus. Elle peut exister tôt, mais elle est accomplie quand l'adolescent commence à sortir de la dépendance psychologique familiale, à se poser en égal dans les relations d'altérité, souvent même sans s'en rendre compte, avec la surprise de s'entendre répondre pour les premières fois par l'apostrophe « Monsieur, Mademoiselle ». Cet accomplissement se produit rarement avant 15 ans [réf. nécessaire], mais il y a des enfants à la personnalité très affirmée dès 10 ans, voire avant ;
la maturité sexuelle, ou en d'autres termes la capacité psychologique à désirer et affronter la ou les premières relations sexuelles. Rappelons tout de suite que l'initiation sexuelle est un rituel initiatique auquel tout être humain a droit, sans que quiconque puisse valablement prétendre à l'y soustraire[réf. nécessaire]. Pas plus d'ailleurs qu'à y intervenir, de quelque façon que ce soit, c'est une affaire privée ;
Il n'y a aucun âge qu'on puisse valablement fixer sur cette question, certains restent vierges au-delà de 25 ans, d'autres franchissent le pas à peine pubères voire avant.
Ce qu'on peut en tout cas affirmer sur les deux alinéas précédents, c'est qu'ils sont très dépendants de l'éducation et des circonstances de vie de chacun. Il existe des familles unies et sans histoires, au sein desquels les enfants sont protégés et choyés, et qui considèrent l'éducation sexuelle comme un tabou qu'on remet régulièrement à plus tard. Il existe des mineurs à l'abandon, très tôt confrontés à de dures réalités d'adultes, voire à une simple survie dans la solitude, qui deviennent adultes par nécessité avant l'âge ordinaire dans nos sociétés. Entre ces deux tableaux extrêmes, tous les intermédiaires existent, et il n'y a que des cas particuliers.


Rapprochements
Les approches explicitées ci-dessus forment l'essentiel des principes qui justifient la manière dont nos sociétés perçoivent la pédophilie et sa pratique.

Certaines fournissent des critères très clairs d'appréciation, et prennent le dessus, d'autres sont plus difficilement utilisables.

Elles reconnaissent les principes du droit à la protection de l'enfant qui ne peut pas avoir de libre arbitre et de capacité de choix devant son manque de maturité sexuelle et qui doit donc être protégé de certaines perversions. Le développement de sa sexualité doit se faire dans un milieu équilibré et sécurisé.

En cas de relations sexuelles adulte-enfant, il est victime, a subi un dol, a droit à réparation. L'adulte doit être puni, et mis hors d'état de nuire.

Ce sentiment très largement partagé fait de la pédophilie une transgression majeure et intolérable de la norme de nos sociétés, donc une déviation et plus généralement une perversion sexuelle.


La pédophilie et la loi
La relation sexuelle effective entre adulte et enfant, que la pédophilie peut induire suite à un passage à l'acte, est très fortement condamnée dans la plupart des législations du monde, et reconnue comme un grave délit ou crime, une transgression majeure des droits fondamentaux de l'enfant sous le terme d'« abus sexuel sur mineur ». Il en va de même de la pornographie enfantine, aujourd'hui très largement condamnée y compris lorsqu'elle est d'imagination [8].

Si les abus sexuels sur mineurs sont longtemps restés méconnus ou sous-estimés dans les sociétés modernes, c'est à cause du silence qui les entourait. La nouveauté tient au fait que, de nos jours, on écoute les enfants parler des relations sexuelles qui peuvent leur être imposées par les adultes. Longtemps on crut que l'essentiel de ces récits relevaient du fantasme. Ainsi en était-il de Freud qui, dans le cas Bertha Pappenheim, crut discerner le fantasme quand elle lui parlait de son oncle attoucheur.

Dans la majorité des législations la simple attirance sexuelle ainsi que les fantasmes ne sont pas réprimés par la loi, car ils appartiennent au domaine de la pensée et du ressenti personnel.

En revanche, dans la plupart des législations du monde l'acte sexuel entre un adulte et un enfant est illégal et sévèrement réprimé vis à vis de l'adulte, considéré comme seul coupable et responsable. Contrairement aux lois sur l'agression sexuelle d'un adulte, l'absence de consentement de l'enfant n'est pas requis pour que l'infraction soit constituée : la relation sexuelle en elle-même est illégale. La séparation entre ces deux formes de traitement de l'infraction sexuelle dans la loi est généralement fondée sur une limite d'âge, appelée majorité sexuelle, qui diffèrent en fonction des pays et des orientations sexuelles (la relation homosexuelle est souvent autorisée plus tardivement que l'hétérosexuelle).

Il existe également des lois réprimant la simple incitation d'un enfant à un acte sexuel. Par ailleurs, la production, consommation, échange et simple détention de matériel pornographique impliquant des enfants sont souvent interdites. Dans certains pays, cette dernière loi s'applique également pour des ½uvres d'imagination (dessins, images virtuelles, etc.) Par exemple, l'article 163.1 du code criminel canadien interdit « toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, réalisée ou non par des moyens mécaniques ou électroniques »[9]. D'autres législations sont plus floues ou sujettes à interprétation sur ce point, comme l'article 227-23 du Code Pénal français qui incrimine toute représentation d'un mineur lorsqu'elle possède un caractère pornographique [10]: stricto sensus celà s'applique également à des images imaginaires, mais la jurisprudence reste floue. Voir l'article Lolicon pour plus de détails. En France, les textes pédopornographiques ne sont par contre pas interdits.[11]

Eut égard à l'émotion importante que causent les affaire d'abus sexuels sur enfants dans la plupart des sociétés, certaines législations adoptent des lois d'exception parfois extrêmes pour réprimer avec plus de force les infractions sexuelles concernant des mineurs.


La loi française
Article détaillé : Abus sexuel sur mineur en France.
En droit français, le terme de pédophilie n'apparaît pas dans les codes et règlement du droit et de la justice : les termes utilisés pour décrire l'infraction de relations sexuelle entre un majeur et un mineur sont atteinte sexuelle pour une relation avec consentement de l'enfant, agression sexuelle ou viol lorsque le consentement n'est pas reconnu. Il existe également des infractions de corruption de mineur pour l'incitation de mineur à des actes sexuels. L'âge limite du mineur qui caractérise l'infraction sexuelle (âge de majorité sexuelle) est de 15 ans en général, 18 ans si le majeur est une personne ayant autorité sur le mineur (professeur, parent...).

La production, diffusion et détention d'images pornographiques impliquant des mineurs de moins de 18 ans est illégale en France. L'article de loi tel qu'il a été écrit en mai 2002 ne parle pas seulement de photographie, mais de tout type d'image : dessin, peinture, images virtuelles, etc. La jurisprudence a depuis fixé quelques exceptions, afin de protéger certains objets d'art ou historiques : peintures explicites datant de la Grèce antique, ½uvres d'art, etc. Toutefois la loi reste floue et sujette à interprétation sur ce point, ce qui pourrait attirer des problèmes à certaines professions comme l'édition ou la conservation de musées, et de faire évoluer la jurisprudence.

Enfin, plusieurs lois d'exceptions existent pour les crimes ou délits de nature sexuels concernant les enfants : possibilité de poursuivre en France un citoyen Français pour des crimes ou délits sexuels sur mineurs commis à l'étranger (par exemple dans le cadre du tourisme sexuel), levée du secret professionnel en cas de connaissance d'une infraction, inscription spécifique dans un fichier d'empreintes génétiques sur condamnation ou simple mise en examen, prescription courant à partir de la majorité de la victime, obligation de soins une fois la peine de prison purgée, détention dans un centre socio-médico-judiciaire une fois la peine purgée, pour une durée d'un an reconductible, si la probable dangerosité du criminel est décrétée[12].

D'autres lois d'exception, souvent extrêmes, sont régulièrement proposées par des acteurs sociaux ou politiques au gré de l'émotion causée par l'actualité : annulation de toute prescription, inscription des crimes sexuels comme crimes contre l'humanité, rétablissement de la peine de mort, etc.

Tous les textes législatifs français peuvent être consultés sur ce site, plus particulièrement dans la section Code pénal.

Viol : Articles 222-23 à 222-26 du Code pénal ;
Agressions sexuelles : Articles 222-27 à 222-31 du Code pénal ;
Atteintes sexuelles : Articles 227-25 à 227-27 du Code pénal ;
Corruption de mineurs : Article 227-22 du Code pénal ;
Exploitation à caractère pornographique de l'image d'un mineur : Article 227-23 du Code pénal ;
Article 227-24 du Code pénal ;
Article 321-1 du Code pénal.
Le viol est un crime, jugé en Cour d'Assises alors que les autres infractions citées sont des délits, jugés en tribunal correctionnel.

Prescription : La prescription pour viols, agressions sexuelles, atteintes sexuelles sur un mineur de moins de 15 ans par un ascendant ou par une personne ayant autorité est de 20 ans à partir de la majorité de la victime. Articles 7 et 8 du Code de procédure pénale.

Par ailleurs, l'âge légal à partir duquel le mariage est autorisé est de 18 ans pour filles et garçons depuis 2005 (il était de 15 ans pour les filles auparavant). La loi française n'établit aucune relation particulière entre les dispositions concernant la majorité sexuelle et celles concernant le mariage.


La loi suisse
(à compléter...)

La législation a été nettement durcie par une loi d'avril 2002 intégrée dans l'article 197 du code pénal. Désormais le téléchargement sur un disque dur et la copie de clichés illicites, sur divers supports peuvent être assimilés à des cas de fabrication déjà réprimés sous l'ancien droit et s'ils sont obtenus depuis un site étranger, ils constituent également un acte d'importation pouvant être sanctionné. En revanche, une simple consultation non conservée ne serait pas directement sanctionnée. Sans compter que les navigateurs (comme Safari) offrent désormais une option permettant de ne pas laisser de trace.

Arrêt 6P.117/2004 et 6S.311/2004 du 11 octobre 2004


Réglementation européenne
Décision-cadre 2004/68/JAI du Conseil du 22 décembre 2003 relative à la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie : lire en pdf.

La pédophilie dans la société

Les médias et la pédophilie
Depuis la célèbre affaire Dutroux, les médias traitent de plus en plus souvent d'affaires dites de pédophilie, contrastant ainsi avec un certain désintérêt qui avait cours auparavant à ce sujet.

Aujourd'hui les médias sont souvent accusés de traiter ce thème de façon trop émotionnelle, imprécise et sans réel travail journalistique, surtout lors de certaines affaire très médiatiques - par exemple l'affaire ado 71 et l'affaire d'Outreau, où ils ont été accusés d'enfreindre régulièrement la présomption d'innocence et d'instaurer un climat hystérique peu propice à une justice sereine et équitable. Lors de ces affaires plusieurs prévenus se sont suicidés avant même leur jugement (dont certains qui se sont révélés innocents par la suite). Les médias ont été accusés par un certain nombre de personnes (dont la Ligue des Droits de l'Homme) d'avoir provoqué ces actes extrêmes par leur manque de précautions et leurs accusations sans fondement.

Parmi les injustices que cet emballement médiatique et politique a provoqué, on note l'affaire Alain Hodique, époux de la directrice de l'école de Bucquoy est accusé en 2001 d'attouchement sur des élèves de son épouse et incarcéré un an. En 2007, la cour de cassation l'innocente. Cette affaire a eu d'autant plus de répercussions que le ministre de l'Education d'alors, Jack Lang [13], avait repris à son compte les accusations d'une partie des villageois contre Alain Hodique.


Instrumentalisation de la pédophilie
La stigmatisation sociale de la pédophilie, et la gravité des peines encourues en justice, en font parfois un moteur de chantage ou d'instrumentalisation.

Depuis longtemps, les ballets roses[14] ou bleus, expression désignant des orgies au cours desquelles des adultes se livrent à des jeux sexuels avec des mineurs, filles (ballets roses) ou garçons (ballets bleus), ont formé la trame d'affaire réelles, comme l'affaire des ballets roses en France en 1959, ou fantasmées, telle que l'affaire des ballets roses en Belgique dans les années 1970.

On a constaté des cas d'instrumentalisation judiciaire de la pédophilie par des parents en instance de divorce. De la même, il est arrivé que des enfants « règlent leur comptes » à un enseignant (comme décrit dans le livre Les Risques du métier). Il arrive aussi que de jeunes délinquants, arrêtés pour de petits délits, accusent des adultes de pédophilie ou de recours à la prostitution de mineurs, pour se transformer en victimes.

En France, l'affaire d'Outreau a défrayé la chronique pour des charges abandonnées au bout de plusieurs années de prison préventive . Sans oublier néanmoins que des enfants furent bien victimes et que leurs tortionnaires furent condamnés.

L'instrumentalisation peut aussi être politique : Daniel Cohn-Bendit, en évoquant son passé soixante-huitard dans un livre, a été accusé de pédophilie des années plus tard (voir cet article).


La pédophilie dans l'art
Certains artistes évoquent la pédophilie dans leurs ½uvres, ce qui provoque souvent des scandales. Des écrivains comme Gabriel Matzneff (Les Moins de seize ans) ou Tony Duvert (Prix Médicis en 1973 pour Paysages de Fantaisie) ont régulièrement été accusés de faire l'apologie de la pédophilie dans leurs ½uvres. Le Bon Sexe illustré, écrit par ce dernier, se veut une critique féroce du carcan normatif de l'éducation sexuelle contemporaine. Plus récemment, en septembre 2002, la sortie du roman Rose Bonbon de Nicolas Jones-Gorlin a provoqué une polémique suite à la plainte déposée par une association de protection de l'enfance. D'autres auteurs, qui ont provoqué des scandales à leur époque, ont été absouts par leur célébrité ou leur décès : par exemple Vladimir Nabokov (Lolita), Roger Peyrefitte (Les Amitiés particulières), André Gide (L'Immoraliste) ou encore Henry de Montherlant (La Ville dont le prince est un enfant).

Sur le plan de l'image, certains artistes dépeignent la figure de l'enfant sous un jour teinté d'érotisme ou de sensualité : on peut citer en matière de photographie les travaux de Bernard Faucon, Sally Mann ou Mike Tedder. Beaucoup d'artistes ont élu l'enfant pour sujet principal ou occasionnel de leurs ½uvres, sans pour autant qu'il faille nécessairement parler d'art à caractère pédophile dès que de la sensualité se dégage. L'intention de l'artiste et les circonstances de la création d'une ½uvre sont des données difficiles à établir. Une ½uvre d'art n'existe toutefois pas que par son auteur, et peut se transformer parfois de façon spectaculaire, entre autres par catharsis chez le pédophile amateur d'art.

En 2001, Emmanuelle Bercot écrit et réalise le film Clément dans lequel elle s'attribue le rôle principal, celui de Marion, une trentenaire qui s'éprend d'amour pour un ami de son filleul de treize ans, Clément.

En 2006, Yann Queffélec publie Mineure (ISBN 2846281378), un roman dans lequel Sibylle, une jeune fille de treize ans, tente de séduire Michel, un homme de cinquante-cinq ans, marié et père de jumelles du même âge. Il ne veut pas céder, mais finira progressivement par succomber à son charme.

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Dispositions pour lutter contre l'abus sexuel
Depuis quelque années l'abus sexuel sur mineur, qui peut être une conséquence de la pédophilie, bénéficie d'une attention sociale intensive. De nombreuses associations se sont créées dans le but proclamé de protéger les enfants et de lutter contre l'abus sexuel. L'expression lutte contre la pédophilie est souvent évoquée, bien que la pédophilie soit une attirance sexuelle : l'action sociale peut lutter contre des actes d'abus sexuel, mais seule une approche médicale ou psychologique peut éventuellement travailler à la disparition ou l'évolution d'attirances pédophiles chez un être humain.

Le sujet est traité plus en détail dans l'article abus sexuel sur mineur.


La hantise de la pédophilie
Certaines personnes, s'appuyant entre autres sur les travaux du psychanalyste Serge André, dénoncent la hantise sociale qu'on observe actuellement à l'encontre de la pédophilie dans la société occidentale sous une forme qu'ils qualifient d'hystérique et de passionnelle. Ils dénoncent une sorte de lutte des âges succédant à la lutte des classe, qui instrumentaliserait la peur de la pédophilie en mettant entre les mains des jeunes de redoutables armes judiciaires comme moyen de chantages contre des adultes. Cela s'observerait particulièrement dans les rapports entre élèves et professeur et cela aurait largement participé au phénomène récent de dénigrement de l'autorité.

Cette thèse a notamment été reprise par des milieux proches de l'extrême-droite dans les années 1980 et 1990, entre autres dans les colonnes de la revue Gaie France Magazine qui s'était mise en tête de remettre en honneur la pédérastie du temps de Platon. Ces écrits explosifs ont suscité beaucoup de passions et des réactions judiciaires fortes (nombreuses arrestations et mises en examen parfois arbitraires, qui ont mené à des suicides) avec pour effet de diaboliser le magazine, ce qui accéléra sa chute jusqu'à son interdiction de publication en 1993.

Elle a également été à l'origine de l'imagerie populaire pédo-nazie longtemps restée attachée au sujet et qui a ressurgi lors de l'avènement d'Internet comme expression d'un fantasme relayant et amplifiant la peur de ce nouveau mode de communication.

Cette association de la pédophilie avec l'extrême-droite, ainsi que la confusion entre pédophilie et pédérastie, ont également accéléré la séparation politique entre le mouvement de revendication des homosexuels, généralement plutôt situé à gauche, et un restant de pédérastie endémique et non structuré - cette dernière étant souvent associée à l'image originelle d'une structure hiérarchisée et initiatique, associée aux castes guerrière. On pourra se reporter à l'article pédérastie pour de plus amples détails.

Enfin, certaines personnes dénoncent le caractère démagogique et la récupération politique pour des visées électoralistes des prétentions de la société à protéger l'enfance. Ils observent que cette protection vise la sexualité avec une intensité qu'ils jugent disproportionnée alors que l'enfant est aujourd'hui exposé à des violences physiques et morales souvent beaucoup plus graves, et plus subtiles ou pernicieuses auxquelles la société s'intéresse beaucoup moins - sans doute parce que moins fantasmatiques et par là même moins médiatiques.


Le militantisme pédophile
Articles détaillés : Activisme pédophile et Histoire de l'activisme pédophile.
Dans les années 1970, certains mouvements de militantisme pro-pédophile ont vu le jour en Europe du Nord et aux États-Unis. D'abord très actifs, ils ont subi un certain nombre de revers dans diverses affaires judiciaires et médiatiques, au point de quasiment disparaître dans les années 1990. À partir de la fin du XXe siècle, l'avènement d'Internet leur a donné une nouvelle force. Aux Pays-Bas existe un parti favorable à la pédophilie, le PNVD, fondé par Ad Van den Berg : il demande l'abaissement de la majorité sexuelle à 12 ans, la légalisation des films pédophiles et la possibilité pour les enfants de jouer dans ces films[15].

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Notes
↑ CMI-10; Chapitre V "Troubles mentaux et du comportement"; F60-F69, "Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte";F-65, "Troubles de la préférence sexuelle"; F65.4, "Pédophilie".
↑ DSM IV, dernier DSM à avoir été publié par l'American Psychiatric Association. Voir l'article de Caroline Paquin « Les enjeux concernant l'utilisation du DSM-IV dans les réclamations à la Commission des lésions professionnelles pour lésion psychique en matière de harcèlement psychologique », Université du Québec, Montréal, 2004.
↑ Pour ce paragraphe, sauf précision supplémentaire : Alain Rey (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, p. 2631, Le Robert, Paris, 2000.
↑ Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis, 1886.
↑ Une grande partie des populations (penser aux réactions suite à un viol d'enfant), mais aussi des milieux médicaux (voir note suivante).
↑ Rappelons que l'APA, dans son DSM IV, classe la pédophilie parmi les « paraphilies » dans la section « Troubles sexuels et troubles de l'identité sexuelle », tout comme le fut l'homosexualité jusqu'en 1973 (Kathryn F. Moon, « The History of Psychiatric Classification : From Ancient Egypt to Modern America », travail richement sourcé pour l'Université de Géorgie, printemps 2004.
↑ Pour les homosexuels depuis 1982, pour les hétérosexuels depuis 1945.
↑ Voir la section « La pédophilie et la loi » ci-dessous.
↑ L'article 163.1
↑ article 227-23 du Code pénal
↑ On trouve chez Sade (Les cent vingt jours de Sodome, etc.), Louÿs (Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation, Trois filles de leur mère, etc.), Tony Duvert (Quand mourut Jonathan, etc.), etc. des descriptions explicites d'actes sexuels impliquant filles et garçons impubères. La polémique s'était levée en 2002 avec la parution de Rose bonbon de Nicolas Jones Gorlin, mais le livre n'avait pas été interdit. Des sites internet qui proposent au grand jour des récits de ce genre qui n'appartiennent pas au domaine de la littérature consacrée (comme « histoires taboues ») ne semblent pas non plus possible à fermer.
↑ article sur la loi relative à la rétention de sureté : Rétention de sûreté en France
↑ Jack Lang, dans une lettre adressée à Alain Hodique, s'est excusé de son attitude. Voir La cours de cassation innocente Alain Hodique
↑ L'expression vient de l'affaire dite des "ballets roses" de 1959
↑ Jean-Pierre Stroobants, « Remous autour de la création d'un parti pro-pédophilie » dans Le Monde, 03/06/2006 lire en ligne

Références

Liens internes
Sexualité infantile
Pédérastie
Abus sexuel sur mineur
Pornographie enfantine
Activisme pédophile
Affaires autour de la pédophilie (catégorie)
Prêtre pédophile
Témoins de Jéhovah et pédophilie
Pédophilie animale
Roman Lolita
Histoire de l'activisme pédophile

Liens externes

Défense des mineurs et lutte contre la pédophilie
Site gouvernemental français de protection des mineurs et de lutte contre la pédophilie : informations législatives, dénonciations de sites, conseils, etc.
Répertoires de liens vers des sites luttant contre l'exploitation des mineurs, la pédophilie et la pédo-criminalité virtuelle : antipedophil.fr et droitsenfants.com.

Débats et recherches autour de la pédophilie
La signification de la pédophilie, texte de Serge André, conférence de Lausanne en 1999, souvent cité en référence.
Base de donnée IPCE : textes relatifs à la pédophilie et ses effets, aux pédophiles, aux mouvements pédophiles etc. Site tenu par des pédophiles afin d'améliorer l'image des leurs ; les textes choisis sont donc sélectionnés en ce sens.

Bibliographie
Gérard Lopez, Les violences sexuelles sur les enfants, PUF, coll. « Que sais-je ? », septembre 1997. (ISBN 2130487408)
Anne Poiret, L'Ultime tabou : Femmes pédophiles, Femmes incestueuses, Patrick Robin Editions, 2005. (ISBN 2352280001)
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# Posté le lundi 16 juin 2008 12:06

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 09:12

stop a la pédophilie et au pervers.

stop a la pédophilie et au pervers.


Sommaire
1 La pédophilie dans l'Histoire de l'Église
2 La pédophilie dans l'Église depuis le début du XXIe siècle
2.1 Premiers procès
2.2 Étendue du problème
2.3 Non-dénonciation par la hiérarchie
2.4 Démissions et sanctions prises dans l'Église
2.5 Réaction de l'Église
3 References
3.1 Notes
3.2 Liens internes
3.3 Liens externes



La pédophilie dans l'Histoire de l'Église
L'histoire de la pédophilie dans l'Église est mal connue, faute de documentation avérée sur ce sujet. Avant la fin du XXe siècle, le sujet était occulté par un double tabou. D'une part, le v½u de célibat interdit naturellement aux prêtres toute relation sexuelle, et d'autre part, les rapports sexuels avec un mineur d'âge inférieur à celui de la majorité sexuelle dans le pays, sont fortement réprouvés[1].

Le thème avait été abordé par Henry de Montherlant dans Les Garçons (roman) puis La ville dont le prince est un enfant (théâtre), ainsi que par Roger Peyrefitte dans Les Amitiés particulières et par quelques autres auteurs de fiction. Mais aucun scandale public n'est constaté avant la fin du XXe siècle.

Le ministre nazi des cultes a avancé que 7000 ecclésiastiques avaient été condamnés pour crimes sexuels entre 1933 et 1937, « le chiffre réel semble avoir été 170 cas, dont une bonne part avait quitté l'état religieux avant les faits »[2]. Ces accusations faisaient partie d'une campagne de désinformation conduite par les hauts responsables du parti (dont notamment Joseph Goebbels), pour réduire l'influence de l'Église dans l'Allemagne hitlerienne durant les années 1930[3].

En Espagne, ce sujet est traité par Pedro Almodóvar dans son film La Mala Educación (La Mauvaise Éducation), présentée en mai 2004 au festival de Cannes.


La pédophilie dans l'Église depuis le début du XXIe siècle

Premiers procès
Les premières affaires déclarées de pédophilie dans l'Église éclatent aux États-Unis à la fin des années 1980. De retentissants procès, comme celui, en 1993, d'Edward Pipala - un prêtre poursuivi pour des viols commis sur une dizaine de jeunes garçons - font sortir du silence des centaines de victimes.

Ces premières affaires agissent comme un révélateur. Elles incitent les victimes à sortir du silence, permettent une meilleure appréhension de l'étendue du problème, et conduisent la hiérarchie de l'Église à prendre des sanctions et adopter une position ferme sur le sujet.


Étendue du problème
[réf. nécessaire] La connaissance de la pédophilie dans l'Église est à présent un sujet d'enquête non tabou, et son ampleur dans le monde peut être mieux évaluée. En 2004, une étude du John Jay College of Criminal Justice de New York établit à 4 400 le nombre de prêtres pédophiles aux États-Unis entre 1950 et 2002 et, à 11 000 celui des enfants victimes.

Au Canada, des milliers d'Amérindiens ayant séjourné dans des pensionnats religieux attaquent l'Église Catholique en justice pour « abus sexuels », maltraitance physique et « génocide culturel ». Pour la période 1880-1984, figurent aussi au banc des accusés le Gouvernement du Canada et les Églises Anglicane, Unie et Presbytérienne, celui-là ayant donné pour mission à celles-ci l'assimilation des Indiens (Église Catholique = 60 pour cent des pensionnats). Les parents autochtones étaient tenus d'envoyer leurs enfants dans ces pensionnats (residential schools) sous peine d'emprisonnement. Dans certaines écoles, les mauvaises conditions et la surpopulation ont causé des décès par tuberculose allant jusqu'à 69 pour cent des élèves. En raison d'allégations de meurtres en grand nombre ainsi que d'expériences médicales, certains emploient l'expression « Holocauste canadien ». En février 2000, on compte plus de 10 000 poursuites intentées contre le Gouvernement du Canada et les Églises. Au total, les dédommagements atteindront 1 milliard de dollars canadiens.

En Irlande, près de 3 000 adultes affirment avoir subi des sévices sexuels de la part de membres de leur Église.

En Espagne, plus d'une centaine de cas d'abus sexuels de la part de prêtres ont été recensés.

En France, plusieurs scandales ont éclaté, et des prêtres ont été condamnés, jusqu'à 18 ans de réclusion criminelle.


Non-dénonciation par la hiérarchie
Le 13 décembre 2002, le plus haut dignitaire catholique américain, le cardinal Law, archevêque de Boston (Massachusetts), démissionne. Démission acceptée par le Pape Jean-Paul II. Il lui est en effet reproché d'avoir couvert pendant des années des centaines, voire des milliers de prêtres accusés d'actes pédophiles. En réaction, son successeur a dit prier pour la « guérison de l'Église ».

D'autres évêchés américains, notamment ceux de l'Oregon et de l'État de New York, sont aussi concernés par des accusations du même ordre.

En septembre 2001, la condamnation de l'évêque de Bayeux et de Lisieux, Mgr Pierre Pican, à 3 mois de prison avec sursis pour non-dénonciation aux autorités des actes pédophiles commis par un prêtre de son diocèse, est une première en Europe.


Démissions et sanctions prises dans l'Église
Les accusations d'actes pédophiles s'adressent également à des prêtres qui se sont élevés dans la hiérarchie de l'Église. En Autriche, à la suite des accusations d'anciens séminaristes, l'archevêque de Vienne, le cardinal Hans Herman Groër, est contraint de démissionner en 1995. En Pologne, l'archevêque de Poznań doit lui aussi démissionner en 2002.

Suite au scandale suscité par ces affaires, au moins 330 prêtres de l'Église américaine ont dû démissionner.

La Grande-Bretagne sanctionne 21 religieux entre 1995 et 1999, et la Belgique à peu près autant.


Réaction de l'Église
Les procès et le scandale associé conduisent, pour la première fois, la hiérarchie catholique à prendre position sur le problème et à formuler des excuses publiques.

En Irlande, en janvier 2002, l'Église s'entend avec l'État pour indemniser les victimes, en échange de l'abandon des poursuites judiciaires.

En avril 2002, Jean-Paul II convoque onze cardinaux, tous venus des États-Unis. À cette occasion, il déclare : « les gens ont besoin de savoir, qu'il n'y a pas de place dans la prêtrise et, dans la vie religieuse pour ceux qui font ou feraient du mal aux jeunes gens ». Il ajoute être « profondément peiné » et tient à exprimer sa « solidarité aux victimes des violences sexuelles et à leurs familles où qu'elles soient ».

Au début du XXIè siècle, l'Église a décidé de réagir au problème de pédophilie d'une manière très claire, en condamnant ces actes et en prenant des mesures pour que cela soit définitivement écarté. Exemple de cette volonté de l'Église de condamner sans ambiguïté de tels agissements: en octobre 2006, l'évêque de Meaux est partie civile dans le procès d'un prêtre de son diocèse accusé d'atteinte sexuelle sur un jeune garçon.

Récemment, l'archidiocèse de Los Angeles a déboursé la somme de 660 millions de dollars en dommages et intérêts à 508 personnes ayant été victimes d'attouchements. L'Église aurait déjà déboursé plus de 2 milliards de dollars suite à diverses affaires pédophiles.


References

Notes [modifier]
↑ En France, ces « attentats à la pudeur » étaient autrefois punis par les articles 330 et suivants du code pénal; voir à présent les articles 222-24 et 222-29 du code pénal, qui en 2000 punit de vingt ans de réclusion criminelle le viol sur mineur, et sept ans de prison "les agressions sexuelles autres que le viol" commises sur un mineur de moins de 15 ans.
↑ Michael Burleigh, Sacred Causes (HarperPress, 2006)
↑ Evans, Richard J. « The Third Reich in Power » ISBN 0-713-99649-8 page 244-245

# Posté le mardi 24 juin 2008 12:22

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 09:17

stop a la maltraitance a la violence sur les enfants et sur les enlevements d enfants

stop a la maltraitance a la violence sur les enfants et sur les enlevements d enfants


Un salarié consultait des images pédophiles chez Air France

Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
22/10/2008 | Mise à jour : 13:46

Devant le siège d'Air France à Roissy. Crédits photo : AFP
Pour la compagnie il s'agit d'un cas isolé. Mais selon le site Bakchich. info, plusieurs employés de la compagnie auraient aussi été mis en examen pour recel.

L'affaire serait sur le bureau du juge Marc Sommerer du Tribunal de Grande instance de Bobigny. Selon les informations du site internet bakchich.info, une information judiciaire a été ouverte à l'encontre de plusieurs employés du siège d'Air France pour recel d'images pédophiles. Plusieurs personnes auraient été mises en examen. A l'origine de cette affaire, une plainte d'une association italienne de protection de l'enfance devant la gendarmerie française. L'association signale alors un trafic d'images pédophiles sur Internet via une société française. Une enquête de la gendarmerie du transport aérien parvient à identifier l'origine du trafic présumé : le siège d'Air France, situé à Roissy-en-France.

Contactée par lefigaro.fr, la brigade de recherche de la gendarmerie des transports aériens confirme avoir mené cette enquête sur commission rogatoire du juge de Bobigny. L'investigation, aujourd'hui close, a été transmise au magistrat. En revanche, les gendarmes aériens n'ont pas souhaité confirmer la raison de cette enquête.

Selon les éléments de l'enquête de gendarmerie, cités par Bakchich, un total de 450.000 fichiers pornographiques, dont certains à caractère pédophile auraient transité depuis 1998 par l'ordinateur d'un employé du service immobilier de la Compagnie. Ces fichiers auraient ensuite été échangés avec d'autres employés (leur nombre n'est pas précisé) via l'intranet de l'entreprise. L'un des individus mis en cause, cité par Bakchich, évoque «une tradition d'échange de fichiers de cette nature».


«Comportement inadmissible»

La compagnie aérienne, interrogée par lefigaro.fr, confirme qu'un seul de ses collaborateurs «a été interpellé sur son lieu de travail en décembre 2007 du fait de la détention de matériel photographique pédophile (des photos) sur son ordinateur personnel». Ce dernier a été immédiatement licencié pour faute grave, sans indemnités. Air France ne précise pas le service dans lequel travaillait cet employé. La compagnie dénonce «un comportement inadmissible» et rappelle son engagement dans la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants.

Selon le site Bakchich.info, - une information que n'a pas confirmé Air France - «plusieurs cadres responsables de la sécurité de la compagnie sont entendus dans le cadre de l'enquête». Ils «nient le visionnage d'images à caractère pédophile» mais «admettent l'échange de fichiers pornos dits 'traditionnels'». Seraient notamment mis en cause plusieurs très hauts responsables.

Une enquête interne aurait été ouverte par Air France - là encore, la compagnie ne l'a pas confirmé - mais ses conclusions n'ont pas encore intégré le dossier d'instruction. Air France a souhaité se porter partie civile. Ce qui lui aurait été refusé par le juge d'instruction. La compagnie a fait appel de ce refus.

Alors que Bakchich déplore l'absence de sécurité des services informatiques d'Air France, la compagnie vante de son côté «un des services les plus performants». Rien n'empêche toutefois l'introduction de fichiers délictueux sur ses ordinateurs, par une clé USB ou tout type de disque contenant des données.

Enfin, dernier élément troublant, l'un des mis en examen aurait été arrêté «en possession d'un pistolet Beretta 22 long rifle», sans permis de port d'armes, ajoute le site internet. L'homme aurait affirmé porter l'arme sur son lieu de travail. Pas de confirmation d'Air France à ce niveau.

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# Posté le mercredi 25 juin 2008 15:55

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 09:28

ensemble contre la pédophilie

ensemble contre la pédophilie
Un enfant de 10 ans a échappé à une tentative d'enlèvement vendredi à Chambéry, et son agresseur présumé, âgé de 37 ans, a été arrêté, mis en examen pour "tentative d'enlèvement" lundi et écroué, a-t-on appris mardi de source policière. Lire la suite l'articleLe garçon, qui venait de sortir de l'école, marchait sur le trottoir alors que sa mère et son petit frère étaient à bicyclette, quelques mètres devant lui vendredi à midi, lorsque un homme lui a proposé de "lui montrer quelque chose", et a tenté de l'entraîner de force dans un pavillon à proximité, selon les enquêteurs.
L'homme s'est saisi de l'enfant qui s'est mis à hurler. Il l'a relâché et s'est enfui, a précisé cette source à l'AFP, confirmant une information parue mardi dans les colonnes du quotidien régional, le Dauphiné LibéréGrâce à la déposition de l'enfant, les policiers se sont rendus en début d'après-midi au domicile de l'agresseur présumé. Celui-ci, qui avait ingurgité des médicaments et de l'alcool selon ses dires, a été retrouvé inconscient. Transporté à l'hôpital de la ville, il a pu être soigné et a été placé en garde à vue dimanche soir.

.Présenté au parquet lundi, l'homme, qui a déjà été condamné pour des affaires de moeurs impliquant des enfants, a reconnu qu'il avait tenté d'enlever le garçon pour le conduire chez lui afin d'assouvir une pulsion sexuelle. L'enquête se poursuit pour savoir s'il a pu commettre d'autres faits dans ce département ou dans d'autres régions.
Une information judiciaire devrait être rapidement ouverte.






# Posté le lundi 30 juin 2008 12:52

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 09:35

.laisser les enfants en paix

.laisser les enfants en paix





Comment dénoncer un site pédophile ? Comme dans la vraie vie: au commissariat de police le plus proche. Si vous préférez le faire directement via internet, choississez bien l'endroit où vous allez le faire.

Voici des liens officiels, ce ne sont pas des organisations plus ou moins douteuses, plus ou moins officielles et/ou plus ou moins efficaces.
Ne remplissez jamais de questionnaires de dénonciations de sites sur d'autres liens. Il existe sur le web certains mouvements autoproclamés qui prétendent lutter contre la pédophilie, mais en leur dénonçant des sites vous ne faites que leur fournir quelques liens supplémentaires (pour se rincer l'oeil ?). Ne leur donnez jamais votre identité, ne donnez jamais votre identité sur interNET




Aller au commissariat le plus proche pour déposer plainte contre X et/ou contre l'hébergeur
La police sait comment trouver le maximum de coordonnées avec seulement l'url (l'adresse qui apparait dans la ligne de commande de votre navigateur) du site. Imprimez là et allez porter plainte contre ce site au commissariat le plus proche. "La loi suisse réprime le fait de se procurer et de détenir du matériel de pornographie dure. Peut-on traquer et condamner les consommateurs du net ? Pour Fabian Lucchi, administrateur du fournisseur d'accès genevois Infomaniak Network SA on ne peut pas surveiller l'entier du trafic Internet. "Ce n'est déjà pas possible de surveiller les communications téléphoniques, comment voulez-vous contrôler les immenses débits de données qui s'échangent autour du monde ?" constate, fataliste, Fabian Lucchi. "Fermez le chat alt.pédophilie et voilà que les discussions reprennent sous alt.déjeuner à la campagne. "

Fabian Lucchi pense qu'une diligence des hébergeurs permet déjà de compliquer la tâche des opérateurs de sites pédophiles. "Nos conditions générales interdisent l'exploitation d'un site pornographique. Si j'en découvrais un chez nous, je le fermerais immédiatement. C'est une responsabilité civique" explique le responsable d'Infomaniak Network SA, d'habitude enclin à revendiquer une liberté sur le web."

Comme lui, nous pensons que si les hébergeurs étaient plus vigilants, les sites pédophiles seraient moins nombreux. Aidons les hébergeurs à devenir vigilants. Il suffit de les aviser qu'ils hébergent un site pédophile. En cas de non réponse ou de refus d'enlever le site pédophile, il est possible de porter plainte contre l'hébergeur qui une fois mis au courant, s'il ne fait rien pour interdire l'accès à ce site, deviend complice des auteurs du site pédophile dénoncé.


" L'Internationale pédophile du triangle bleu" en ligne de mire. (on y parle même de nous)

LES MOTS NE SERAIENT PAS DANGEREUX

Pendant ce temps, les pédophiles continuent à se raconter leurs fantasmes, leurs aventures sexuelles ou les problèmes qu'ils rencontrent pour approcher des enfants, le tout avec un sentiment d'impunité qui frise la provocation. Ils ne s'estiment pas coupables et s' ils sont malheureux c'est uniquement parce que des lois les empêchent de pouvoir avoir des relations sexuelles avec des enfants qui, selon eux, ne désirent que cela. Ainsi tout le monde peut suivre leurs aventures. ar exemple celles de ce moniteur de centre aéré qui parviendra, hélas, à dissimuler ce qu'il vit avec un petit garçon dont il est amoureux

Les lois permettent aux pédophiles de deviser entre-eux sur des sites dans lesquels chaque mot est pesé afin de rester dans les strictes limites des lois des pays qui les hébergent. Belle hypocrisie de part et d'autre. Ce ne sont pas des lieux d'échange d'opinion car ils censurent presque systématiquement tous les "anti", par-contre ils arborent un ruban bleu sur leur triangle bleu. C'est leur liberté d'expression et uniquement la leur qu'ils défendent. Ces sites existent depuis des années.

Les lois canadiennes estiment que seules les images sont dangereuses et que les mots ne le sont pas. C'est oublier que les consommateurs d'images pédophiles sont ceux qui diffusent ces mots: des pédopohiles. Défendre la liberté d'expression des pédophiles sur internet c'est défendre la liberté d'utiliser des enfants pour fabriquer des images pédophiles.


NAMBLA : la liberté d'expression des pédophiles au coeur d'un procés.
Car Les Kidslovers (BL+GL) ne sont pas toujours que des "beaux parleurs" sur internet.




" L'Internationale pédophile du triangle bleu"
Chiffre à ne pas oublier pendant votre visite: 80% des délits pédophiles connus ne font pas appel à la violence, mais à la séduction

La Garçonnière Le forum de ceux qui aiment les petits garçons
Le jardin d'Alice Le forum de ceux qui aiment les petites filles (VF)
les boylinks Les liens vers les sites d'enfants et d'adolescents, etc...
Ne loupez pas la FAQ et les versions allemandes & anglaises de ces forums, "l'internationale des forces progressistes pédophiles" c'est ici, entrée libre. Tous ces sites sont hébergés chez FPC et freespirit.org à ne surtout pas confondre avec freespirit.com

Qui héberge ces forums ?
infos techniques :
Sites with longest running systems at Epifora Inc.
Epifora Inc. 6732 St Hubert Montreal, QC H2S 2M6 CA
Comment identifier facilement l'hébergeur d'un site pédpophile

Netcraft.com est là pour ça ....exemples:

La Garconnière c'est hébergé où?
Boylover.net, c'est hébergé chez qui?
et FPC, c'est hébergé chez qui?

en deux clics vous avez la réponse. Etonnement: ces sites sont hébergés au grand jour au Canada et non pas en Russie ou chez un obscur hébergeur thaïlandais. Ces points de rassemblements pour pédophiles seraient donc légaux... no comment.




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Pourquoi avons nous fait ces pages?

Parce que nous ne laissons pas des mouvements comme Action innocence ou Le Bouclier s'exprimer en notre nom sur le sujet. La seule chose que nous ayons en commun avec ces mouvements c'est notre inquiétude face au commerce d'images pédophiles sur internet.








# Posté le lundi 30 juin 2008 12:54

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 09:43